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Qu'est-ce que le bien-vivre ?

auteur·rice·s Camille Morel
année 2019
format article

Article fondateur du Labo du Bien-Vivre. Croise Aristote, Martha Nussbaum, Amartya Sen et le buen vivir latino-américain pour proposer cinq principes d'évaluation territoriale.

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Pourquoi cette ressource au LED

Le bien-vivre est un cousin philosophique du don : tous deux refusent l’idée qu’on puisse penser une bonne vie individuelle indépendamment de ce qui se tisse entre les humains et avec leur milieu. Là où Mauss montrait que l’échange marchand seul ne fait pas tenir une société, Camille Morel reprend Aristote et Nussbaum pour dire que le PIB seul ne fait pas une vie qui vaille la peine d’être vécue.

Court (15-20 min de lecture), accessible, et surtout opérationnel : Morel propose en fin d’article cinq principes concrets pour évaluer le bien-vivre à l’échelle d’un territoire. Ces principes sont directement utilisables pour penser une politique du don ancrée localement.

À lire en complément du rapport Fréquence Commune : la théorie du bien-vivre + la pratique de la gouvernance partagée se répondent bien.

De quoi ça parle

Morel construit une définition du bien-vivre qui se distingue volontairement du bien-être (trop individuel, trop psychologique) et du développement (trop économique). Elle s’appuie sur trois sources :

  • Aristote et sa “vie bonne” inscrite dans l’engagement politique de la Cité
  • Martha Nussbaum et l’approche par les capabilités (les libertés réelles dont on dispose)
  • Le buen vivir latino-américain, qui inscrit dans la Constitution équatorienne le respect de la Pacha Mama

Elle conclut par cinq principes pour évaluer le bien-vivre territorial : attention aux plus vulnérables, multidimensionnalité, effets de long terme, prise en compte du milieu, inclusion citoyenne.